jeudi 16 août 2007

"Surimpression": le travail des ions sur le lit tumoral.

Ce mot "surimpression" me semble être un très joli terme pour parler de la suite du traitement: il s'agit de délimiter une zone autour de la cicatrice, normalement de l'ordre de 5cmx5cm qui sera irradiée non plus avec des photons mais avec des électrons.Le médecin qui m'a reçue, une dame italienne absolument charmante, ne sait pas si la dose en grays sera de 10 ou de 15, à raison de 2G par séance. Donc normalement dans deux semaines ce sera la fin de ce traitement dit "prophylactique".

Pour la première fois j'ai eu l'impression de me trouver face à quelqu'un qui s'intéressait à moi et non pas uniquement à mon sein et qui répondait à mes questions.

Elle a fait une véritable examen clinique, avec palpation des deux seins, mais aussi des aisselles et du cou. Elle a pu me dire que l'érythème de la peau était stade 1, c'est-à-dire plutôt bien pour une peau très claire comme la mienne.

Elle m'a aussi expliqué que ma peau ne devait avoir aucune crème avant le traitement, en employant une jolie image: c'est comme mettre de l'huile sur le feu. En d'autres termes il va falloir que je trouve une autre manière d'hydrater la peau. Je le ferai en fonction des horaires des séances qui me seront donnés demain. A priori dès le retour à la maison je ferai une première application, puis un autre au coucher. Rien le matin. Le week-end ce sera différent puisque ce sont des jours libres. Elle m'a dit aussi que cet autre type de rayons était beaucoup plus agressif pour la peau. Voilà le type d'informations que j'aime entendre.

Je voudrais dire un grand merci à une amie qui se reconnaîtra et qui m'a suggéré d'imaginer (ou de visualiser) que dans ce tunnel qui me semblait si long, sans issue visible, il y avait des lumières. J'ai d'abord imaginé ces lumières en repensant à certains tunnels qui n'en finissent pas, mais le défilement des lumières montre bien que ça avance, même si on n'en voit pas le bout. J'ai pu aussi m'imaginer tenant une bougie à la main. Un pas après l'autre, mais la douce lumière de la flamme rend l'espace moins menaçant.

Pour en revenir au titre de ce billet, je ne suis pas certaine que ce soit le bon mot, mais ce que j'ai entendu me fait penser à un morceau de tissu sur lequel on met un motif, on fait une impression. Ou peut-être à une photo qui impressionne la pellicule.

La question est de savoir si je vais m'inventer un motif ou si je continue avec mon bel arbre qui agite ses feuilles et me protège. Aujourd'hui, j'ai même pu ajouter des fleurs jaunes et oranges et de la mousse. La respiration abdominale m'aide beaucoup.Mais cela c'est pour la semaine prochaine, mardi.

La fatigue me tombe toujours dessus juste après la séance, mais globalement c'est presque supportable.

Voilà pour aujourd'hui.

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