samedi 24 octobre 2015

18 mois après la pose de la prothèse.

18 mois après la pose de la prothèse qui dans ma naïveté devait m'aider à pallier certains inconvénients du vieillissement...

D'un point de vue technique, je n'ai pas à me plaindre: j'ai pu marcher en montagne au moins 2 heures voire 3, j'ai pu faire du ski, je peux m'occuper de ma maison sans aides et j'ai une vie "normale". Mais même si ma jambe est bien intégrée maintenant dans mon schéma corporel (ce qui a pris beaucoup de temps), elle est omni présente. Dès le réveil elle est là. Il y a des fourmillements dans le mollet et le pied, elle est comme engourdie. Je dirai que j'ai une jambe "gourde", raide. Cela se remet en place par la suite, mais ce n'est pas agréable.

Le chirurgien qui m'a opérée a fait des infiltrations dans le tendon du moyen fessier, pendant deux ou trois jours ça a été du bonheur: je ne sentais plus ma jambe, mais ça n'a pas duré. Du coup je pense que du fait de cette intervention qui a quand même les muscles, il y a comme une ou des contractures permanentes et que l'infiltration a fait du bien. Mais ça n'a pas duré... Quad je l'ai revu en juin, il m'a parlé un peu en haussant le ton, comme si j'étais un peu débile sur les bords, ce que je n'ai pas apprécié, pour démontrer en bon petit coq que mes jambes avaient la même longueur, qu'il avait réparé son erreur (la première intervention), mais sans parler de fracture de l'épiphyse fémorale, et que je n'avais qu'à la fermer et que c'était plus ou moins dans ma tête. Pour lui je ne boite pas, alors que tous les kinésithérapeutes, ostéopathes le disent (et je le sens, même si c'est très peu de chose) et que je n'ai qu'à "vivre normalement" comme si je passais mon temps à m'apitoyer sur mon sort. Bref, il m'énerve celui là.. Quant au fait que ma jambe tire à gauche quand je marche (et cela m'a beaucoup gênée à la montagne, le long de certains sentiers,) il ne l'entend pas..

En février dernier je suis allé voir un autre orthopédiste qui a lui insisté sur l'inégalité des deux jambes et prescrit des semelles avec une grosse compensation: 12mm. Ces semelles je les ai fait faire, mais quand même moins épaisses que demandé. Je ne me suis pas sentie très bien car déséquilibrée.

Il m'a surtout fait prendre un rendez vous à la Pitié Salpétrière, qui est un hôpital parisien de l'AP_HP auprès d'un spécialiste des prothèses céramiques car le rebond que l'on perçoit et le grincement ne sont pas normaux.

J'aurais du rencontrer le spécialiste en juin, mais le rendez vous a été décalé en juillet et en juillet c'était la canicule, donc je ne l'ai rencontré qu'en octobre.

La j'ai rencontré un véritable spécialiste. Il a regardé attentivement les radios et le scanner et pour lui mon fémur a une certaine forme et la prothèse qui a été posée ne correspond pas à ma morphologie. Il aurait fallu faire un scanner tri dimensionnel et une prothèse sur mesure. Compte tenu de cette prothèse pas adaptée il est normal que la jambe soit raccourcie et surtout qu'elle soit déportée en permanence vers la gauche. Enfin quelqu'un qui décrit mes symptômes comme quelque chose de normal.

Il n'y a rien à faire, car ce serait une trop grosse intervention. Il dit que je ne suis pas à l'abri soit d'une luxation soit d'une fracture. Ce qui est certain c'est que cette sensation que j'ai de prothèse qui cherche sa place est normale.

Sa réaction devant le trou qui est dans la cicatrice a été "je n'ai jamais vu ça".. Pour lui il y a une amyotrophie musculaire, pour le chirurgien qui m'a envoyé le voir, ce serait plus (et la dermato est d'accord avec cela) une absence totale de graisse à ce niveau. On sent la prothèse au toucher et pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé de faire du muscle (la marche en montagne ç'est aussi fait pour ça, sans parler des séances de kiné).

J'ai rencontré pendant les vacances une ostéopathe qui m'a conseillé de faire faire des semelles par un podologue posturologue. C'est ce que je viens de faire, pas évident du tout de s'y habituer, mais je me sens équilibrée ce qui est déjà pas mal.

Bref, il me faut espérer au'n jour je cesserai de sentir ma jambe, qu'elle arrêtera de me faire mal, mais je la remercie de bien fonctionner quand même.





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