lundi 3 septembre 2007

Fatigue.


Lac de Tibériade: la mer de Galilée

Le dernier billet date de samedi. La fatigue actuellement reste omniprésente. Je me contente de faire ce que j'ai l'habitude de faire chez moi, le minimum. Je me rends compte à quel point il est important d'être deux, car si j'étais seule je passerai ma journée au fond de mon lit.

Les médecins qui conseillent de partir en vacances dès la fin des rayons me paraissent un peu gonflés. J'aurais bien voulu partir dès vendredi, mais mon corps dit non et moi mon corps je l'écoute.

Je me rends compte à quel point ma difficulté habituelle à supporter le bruit est démultipliée. Envie de se boucher les oreilles comme les enfants autistes, envie de dire aux gens de contrôler leur voix.

Difficulté aussi à rester devant l'ordinateur. Aujourd'hui je m'oblige un peu à le faire, car l'écriture est importante pour moi et le "faire" permet de sentir un peu exister dans la normalité.

J'ai parlé de l'image de cette mer intérieure que j'ai trouvée en moi. Maintenant j'ai découvert (et cela m'aide à traverser ces "plages " de fatigue) autre chose.

Je me vois en train de plonger dans cette eau limpide. Je brasse lentement et chaque brasse m'écarte de la surface. La respiration n'est pas un problème, parfois il vaut mieux ne pas être trop réaliste. Et je finis par atteindre le fond, une grande étendue de sable. Je peux m'y allonger, regarder vers le haut et deviner à travers l'épaisseur de la mer le soleil qui éclaire, le vent qui agite la surface et le calme qui m'envahit.

J'ai l'idée qu'il y aura des grottes à explorer, mais aujourd'hui c'est juste le repos et une certaine paix.

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